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Pour Bitume Québec, l’effort est louable

« 200 millions de dollars de plus qu'initialement prévu (200M $) dans la remise à niveau du réseau routier québécois sous la responsabilité du MTQ est un pas de plus accompli vers une remise à niveau bonifiée d'un réseau routier national trop longtemps négligé ». C'est ainsi qu'a réagi aujourd'hui Bitume Québec, qui regroupe tous les acteurs de l'industrie du pavage, de l'entretien des routes et de la production de bitume, au lendemain de l'annonce de la programmation des investissements routiers faite à Trois-Rivières, ces dernières heures, par le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, André Fortin, en compagnie de sa ministre déléguée, Véronyque Tremblay.

Insistant sur le rattrapage historique essentiel qui réclame une remise à niveau optimale du réseau routier québécois, le président de Bitume Québec, Martin Pelletier, s'est interrogé à savoir si, en dépit des efforts budgétaires supplémentaires consentis, les investissements destinés à la seule réhabilitation du réseau routier, en piètre état, seront vraiment suffisants. Pelletier a dit prendre pour preuve les impacts dévastateurs des imprévisibles conditions climatiques hivernales qui ont, dans certains cas tout au moins, dévasté de grands pans de nos infrastructures routières à grands coups de périodes majeures de gel, de dégel et de regel successifs. « Les fortes contraintes mécaniques qui ont été infligées au réseau routier avec des hausses et des chutes de température brutales en l'espace, parfois de 24 heures, laissent craindre le pire à l'aube d'un printemps anticipé qui permettra de diagnostiquer adéquatement et d'évaluer l'ampleur des dommages subis » a poursuivi le président de Bitume Québec qui a indiqué qu'à Montréal seulement, ce sont plus de 400 kilomètres de rues et voies d'accès qui feront l'objet d'une réfection, à court terme.

Bitume Québec a par ailleurs dit espérer que la prochaine saison durant laquelle devrait se déployer 2 119 chantiers, partout au Québec, ne laissera aucune prise au phénomène du report ou de l'annulation de chantiers prévus et autorisés qui a bouleversé et grandement affecté l'industrie en 2016 et 2017 alors que près de 500 millions de dollars (500M $) de chantiers ont été reportés pour toutes sortes de raisons, engendrant une forme de déplorable anarchie dans l'industrie. Pour Bitume Québec, sans que cela ne soit nécessairement une panacée, le lancement des appels d'offres du ministère, tôt en automne, demeure la principale clé de voûte à la solution de ce problème cuisant et quasi-récurrent des appels d'offres trop tardifs qui ne laissent place à aucune marge de manœuvre essentielle.

« L'industrie possède toute l'expertise, les connaissances, les technologies et la volonté nécessaire pour appuyer le ministère dans le développement et la réalisation des chantiers prévus » a enchaîné Martin Pelletier en stipulant que les membres de Bitume Québec étaient ainsi en mesure de donner de la valeur ajoutée à ces investissements du ministère, au bénéfice des millions d'usagers du réseau routier québécois. Pelletier a conclu en disant croire qu'un changement de culture s'impose au ministère à l'endroit de l'industrie, au plan des pratiques et procédures de gestion de tout le dossier de l'entretien continu du réseau routier québécois; et que ce changement de culture souhaité est une sorte de passe obligé pour l'optimisation du Plan québécois des infrastructures 2016-2026 qui prévoit des investissements de 88,7 milliards de dollars dans les infrastructures publiques, dont 17,3 milliards uniquement dans le réseau routier.

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