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Le CMAC critique la Loi des VZE du Québec

Le 27 décembre dernier, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, Isabelle Melançon, a émis les règlements finaux en appui au projet de loi 104 - une loi visant l'augmentation du nombre de véhicules automobiles zéro émission au Québec afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants. Des politiques axées sur la demande, par exemple des infrastructures de ravitaillement rapide en carburant idéalement situées pour les véhicules zéro émission (VZE), des offres incitatives constantes, un niveau plus élevé d'éducation sur les VZE, sont cruciales si l'on veut atteindre une demande de marché durable pour le segment des VZE, qui ne représente encore que 1 % des véhicules vendus aux Québec.

« Nos membres ont travaillé en collaboration pour éduquer et informer le ministère sur les meilleurs moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules utilitaires légers, un objectif que nous soutenons entièrement. Les règlements finaux publiés aujourd'hui ne comprennent que des changements mineurs par rapport aux règlements du projet publiés l'été dernier. De nombreux aspects des règlements demeureront problématiques pour les constructeurs, les concessionnaires, et, ultimement, pour les consommateurs. Ces défis nécessiteront de nouvelles consultations, et nous sommes impatients de collaborer avec la ministre au début de la nouvelle année », a déclaré David Adams, président, Constructeurs mondiaux d'automobiles du Canada (CMAC). « Il est important que les parties réglementées - les constructeurs - fassent également partie du conseil consultatif qui a été annoncé le 18 décembre, a-t-il ajouté. C'est par les discussions et la collaboration que viendront les solutions. »

Le CMAC est l'association nationale des fabricants représentant les intérêts canadiens de 15 des fabricants automobiles les plus respectés au monde. Ses membres emploient, directement et indirectement, 77 000 Canadiens dans la construction de véhicules, les ventes, la distribution, les pièces, les services, la finance et les opérations du siège social, d'un bout à l'autre du pays. En 2016, les entreprises membres ont vendu 1 099 668 véhicules, c'est-à-dire 56,4 % de l'ensemble des nouveaux véhicules du marché canadien, soutenant plus de 60 % des 3 500 concessionnaires vendant des véhicules neufs au Canada. Plus de 60 % des ventes de nouveaux véhicules de nos membres ont été construits au Canada ou dans la région de l'ALENA.

Un élément important à prendre en considération est le fait que le Québec a adopté des règlements - et ce, même après les consultations - qui restent plus contraignantes que les règlements de la Californie, avec à la fois une plage réduite et des options moindres pour s'y conformer. « Nos membres feront leur part pour répondre aux exigences des règlements. Malheureusement, tels qu'ils sont structurés actuellement, les règlements n'auront pour résultats que le recouvrement de frais au profit du gouvernement, plutôt qu'une augmentation significative du nombre de VZE sur les routes, ce qui est l'objectif déclaré de la législation. Ultimement, les consommateurs décideront du véhicule qui convient le mieux à leurs besoins », a ajouté Adams.

CMAC défend une politique publique judicieuse pour assurer que le marché canadien de l''automobile soit concurrentiel et durable. Nos membres sont dévoués à répondre aux besoins des Canadiens en matière de déplacement en leur offrant un choix plus varié, des caractéristiques de sécurité et des technologies environnementales à la fine pointe de l'industrie. Nos membres s'efforcent également d''éliminer les contraintes réglementaires et les barrières à l'importation et l'exportation qui ne sont pas essentielles.

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