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Bitume Québec veut former le monde municipal

Dans l'optique d'améliorer sensiblement la qualité des routes à la grandeur du Québec, et de briser les préjugés populaires face à l'industrie du pavage, Bitume Québec a opté, à l'occasion de son congrès annuel qui s'est déroulé les 14 et 15 mars à Baie Saint-Paul, de proposer au monde municipal québécois soit, aux 1 100 municipalités sous l'égide de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) en particulier, de dispenser des formations de pointe à leurs personnels concernés. Celles-ci permettront de professionnaliser l'ensemble des intervenants municipaux, de mettre à jour et raffiner les connaissances de tous les partenaires, dans une optique de recherche de performance et de création d'un véritable créneau d'excellence pour le réseau routier québécois.

Pour l'association, cette offensive vise à enfin instaurer l'uniformisation des meilleures pratiques, alors que des centaines de petites municipalités, en dehors des grandes agglomérations, n'ont pas nécessairement dans leurs organisations respectives l'expertise nécessaire pour gérer les chantiers routiers en fonction des règles de l'art : avec pour résultat, qu'on se retrouve souvent avec des réalisations qui ne sont pas à la hauteur des attentes de toutes les parties.

« C'est un enjeu majeur au regard du fait que le monde municipal n'échappe pas non plus à la problématique du déficit d'entretien tel celui du réseau routier québécois risque encore de croître d'ici la fin de 2018 pour atteindre un sommet de 6,3 milliards $, à comparer à 5,2 milliards $ l'année précédente » a dit le 15 mars le président de Bitume Québec, Martin Pelletier. Celui-ci a ajouté que les cabinets de génie conseil, les chargés de projets de tous les horizons, les représentants des laboratoires d'expertise indépendants seront aussi appelés à se joindre à cette grande initiative nationale qui vise, essentiellement, à uniformiser l'emploi des meilleures pratiques, tous secteurs confondus; provincial ou municipal.

Le président de Bitume Québec a rappelé que cette proposition originale, appuyée par une longue expertise, émanait de l'identification d'un réel besoin de changement de culture qui s'impose, aux niveaux tant municipal que provincial, à l'endroit des pratiques et procédures de gestion dans tout le dossier de l'entretien continu du réseau routier québécois. Monsieur Pelletier a poursuivi en disant que l'occasion était d'autant plus belle que 2019 fera place à l'implantation d'un nouveau système d'évaluation des bitumes (MSCR) qui permet une amélioration de la mesure de recouvrance élastique en développant un meilleur critère pour la fatigue des chaussées, tout en tenant compte de l'inclusion de la sollicitation par le trafic comme critère.

« L'industrie souhaite participer au développement d'un réseau routier durable et toujours plus écoresponsable avec l'utilisation d'enrobés bitumineux récupérés et recyclés, notamment » a renchéri le président de Bitume Québec en soulignant que cette technique est disponible chez nous, au bénéfice d'un meilleur environnement, d'une saine économie des ressources naturelles, de la réduction des rebuts, de la rentabilisation de l'énergie, de la diminution des gaz à effets de serre (GES) et d'une performance accrue. Martin Pelletier concluait en indiquant que ces innovations donneraient encore plus de valeur ajoutée à la réalisation du Plan québécois des infrastructures 2016-2026 qui prévoit des investissements de 17,3 milliards au seul chapitre du réseau routier.

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