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Le Sénat canadien étudie le futur du véhicule automatisé

Les voitures sans conducteur sont déjà une réalité, mais le Canada est mal préparé à leur arrivée, a déclaré le Comité sénatorial des transports et des communications le lundi 29 janvier dernier lors de la publication d'un rapport intitulé « Paver la voie. Technologie et le futur du véhicule automatisé ». Les véhicules branchés et automatisés représentent le futur des transports. Les voitures totalement automatisées pourront un jour effectuer pratiquement toutes les tâches liées à la conduite, tandis que les véhicules connectés, c'est-à-dire les véhicules qui interagissent avec leur environnement et qui transmettent l'information au conducteur, offrent de nouveaux niveaux de sécurité et un accès instantané à de l'information.

« Cette étude devrait servir de feuille de route pour le gouvernement. Il est essentiel que le Canada soit préparé à l'avenir des transports qui approche à grands pas », de dire le sénateur David Tkachuk, président du comité. « Ces nouvelles technologies sont très prometteuses, mais elles comportent aussi des risques. Les Canadiens doivent avoir l'assurance que leurs renseignements personnels seront protégés », poursuivait la sénatrice Patricia Bovey, vice-présidente du comité.

Le comité a étudié ces technologies émergentes ainsi que les risques et les avantages qu'elles comportent. Après avoir interrogé des experts et avoir mené des missions d'études afin de rencontrer les meilleurs chercheurs, les sénateurs ont publié un rapport contenant 16 recommandations pour assurer le succès du Canada. En bref, les recommandations exhortent divers ministères gouvernementaux à collaborer avec des innovateurs pour mettre en place les bases d'une politique qui favoriserait le développement responsable de cette technologie. Le comité estime qu'une stratégie coordonnée à l'échelle nationale sera nécessaire pour s'assurer que les Canadiens tirent profit de ces technologies.

 

Une stratégie nationale permettrait aussi au gouvernement de prévenir les dangers potentiels. Des mesures de cybersécurité rigoureuses devront être adoptées afin d'assurer la sécurité du public et de maintenir sa confiance. De plus, une surveillance accrue sera requise pour veiller à ce que les renseignements personnels qui proviennent des véhicules branchés et automatisés soient entreposés de façon sécuritaire et ne soient pas exploités. Le Canada ne peut plus se permettre d'attendre. La technologie des véhicules branchés et automatisés est là pour rester. Le gouvernement fédéral doit s'assurer que le pays est prêt pour que les Canadiens profitent pleinement de la prochaine génération de moyens de transport. Voici quelques faits de ce dossier :
• Un témoin a affirmé que les véhicules automatisés capables de transporter des gens dans une ville pourraient devenir réalité d'ici 10 à 15 ans.
• On estime que 94 % des collisions sont attribuables à une erreur humaine ou à une mauvaise décision. La technologie des véhicules automatisés et branchés pourrait faire diminuer substantiellement le nombre de collisions.
• Le gouvernement fédéral doit faire preuve de leadership pour s'assurer que le pays est prêt à affronter cette période de changement technologique rapide.

 

« Nous sommes à l'aube de la révolution du transport, et le Canada doit être prêt », expliquait le sénateur Dennis Dawson, vice-président du Comité. « Les villes étaient mal préparées lorsque le covoiturage a fait son apparition au Canada; nous ne pouvons pas nous permettre de faire la même erreur ». « Ce rapport novateur vise à s'assurer que les Canadiens tirent profit de ces changements technologiques excitants tout en atténuant les risques potentiels. La balle est désormais dans le camp du gouvernement », de conclure le sénateur Michael L. MacDonald, membre du comité.

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