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Saint-Hyacinthe inaugure son usine de biométhanisation

Les gouvernements du Canada et du Québec sont fiers de constater le fruit de leurs investissements dans les infrastructures vertes, qui favorisent la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en valorisant le plein potentiel des matières organiques de la région de Saint-Hyacinthe. Ces investissements profitent aux collectivités et appuient une transition continue vers une économie axée sur une croissance propre et durable, qui bénéficiera aux Québécoises et aux Québécois pendant des générations. La ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, aux côtés du maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, a procédé le 26 janvier dernier à l'inauguration de l'usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe, qui est la plus importante de ce genre au Canada.

Réalisées dans le cadre d'une deuxième phase de travaux, les nouvelles installations de Saint-Hyacinthe permettront de traiter des matières organiques générées par les entreprises agroalimentaires de la région, ainsi que les résidus de table et résidus verts provenant de 25 municipalités des MRC des Maskoutains et d'Acton, soit une population de plus de 100 000 habitants. D'une part, les résidus traités par cette usine seront valorisés et transformés en biométhane, un gaz utilisable en remplacement des combustibles fossiles, qui pourra notamment être injecté dans le réseau d'Énergir, distributeur de gaz naturel au Québec.

D'autre part, les résidus solides restants, le « digestat », sont destinés à une valorisation sur les terres agricoles et les espaces verts de la ville. Cette forme de valorisation est donc, en quelque sorte, doublement verte. Plus de 200 000 tonnes de matières organiques sont traitées annuellement à Saint-Hyacinthe. Grâce à ces installations, la ville de Saint-Hyacinthe offre à ses résidents et aux entreprises locales une solution de rechange compétitive et respectueuse de l'environnement pour la gestion de leurs résidus, tout en maintenant des emplois de qualité dans la région.

« Nous marquons aujourd'hui une étape importante pour Saint-Hyacinthe et son projet innovateur de biométhanisation. Je suis fier que le gouvernement du Canada ait réalisé cet investissement qui permettra d'assainir l'environnement en diminuant l'utilisation des combustibles fossiles et la production de gaz à effet de serre, en plus de contribuer à bâtir une économie verte », de dire L'honorable Amarjeet Sohi, ministre fédéral de l'Infrastructure et des Collectivités. Voici quelques faits saillants concernant le projet devenu réalité :

 

• Le gouvernement du Canada a investi près de 11,4 millions de dollars dans la construction des installations de biométhanisation de Saint-Hyacinthe dans le cadre du Fonds pour l'infrastructure verte.
• Le gouvernement du Québec a, quant à lui, investi 42,2 millions de dollars dans ce projet. Les sommes proviennent du Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage (PTMOBC). Ce programme, dont les objectifs sont de réduire la quantité de matières organiques destinée à l'élimination et de réduire les émissions de GES au Québec, est financé par le Fonds vert. Il vise à favoriser la réalisation des objectifs environnementaux prévus dans la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et le Plan d'action 2013-2020 sur les changements climatiques.
• Au total, ce projet aura nécessité des investissements de l'ordre de 80 millions de dollars, et la Ville de Saint-Hyacinthe a complété le montage financier avec une contribution de près de 27 millions de dollars.
• Le gouvernement du Canada investira plus de 180 milliards de dollars sur douze ans dans le transport en commun, les infrastructures vertes et sociales, les infrastructures de transport à l'appui du commerce ainsi que dans les collectivités rurales et nordiques du Canada. De cette somme, 26,9 milliards de dollars seront consacrés à des projets d'infrastructure verte, ce qui inclut 5 milliards de dollars qui seront disponibles aux fins d'investissements par l'entremise de la Banque de l'infrastructure du Canada.

 

 


« On ne doit plus voir nos matières résiduelles comme de vulgaires déchets. Aujourd'hui encore, trop de matières finissent leur vie sans être exploitées à leur plein potentiel. Bâtir une économie verte et durable, c'est notamment donner une seconde vie à ces matières afin de produire une énergie propre, comme le fait Saint-Hyacinthe », explique Isabelle Melançon. « Ensemble, nous devons faire le maximum, afin de réduire nos déchets et de léguer aux prochaines générations une société sans gaspillage et plus sobre en carbone! »

 

« En matière de développement durable, notre gouvernement agit efficacement, et je suis fière de constater que l'usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe sera un acteur positif dans l'application de notre vision écoresponsable, ici en Montérégie », renchérit Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie et ministre responsable de la région de la Montérégie.

« Saint-Hyacinthe est fière d'être l'une des premières villes en Amérique du Nord à valoriser ses matières organiques grâce à la biométhanisation. Il s'agit d'un bon exemple d'économie circulaire. En effet, les citoyens et les entreprises agroalimentaires locales fournissent leurs matières organiques à la filière de biométhanisation, qui les transforme en gaz naturel renouvelable (GNR) », affirme Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe. « Celui-ci est utilisé par la Ville pour alimenter sa flotte de véhicules et pour chauffer ses bâtiments. Les surplus de GNR sont vendus à Énergir contre une rétribution qui servira à améliorer les services offerts à nos citoyens. En 2018, les revenus attendus liés à la filière de biométhanisation s'élèvent à 5,8 millions de dollars. Saint-Hyacinthe est une pionnière et montre, une fois de plus, qu'elle est une véritable terre d'innovation.

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