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Les chauffeurs profitent des suivis à la formation

Groupe PIT, un organisme de recherche et d'ingénierie axé sur l'amélioration de l'entretien des flottes et des opérations dans l'industrie nord-américaine du transport, présente les résultats d'une étude qui démontrent que la formation des conducteurs en matière de rendement énergétique et sécurité n'est efficace que si elle comprend des séances de rappel ainsi que l'utilisation de technologies embarquées pour régulièrement rétablir les bonnes pratiques et corriger les faiblesses, idéalement en temps réel.

« Bien que la technologie conçue pour améliorer l'économie de carburant des véhicules continue d'évoluer, la formation des conducteurs est l'élément qui montre la plus forte incidence sur le rendement énergétique, » soulignait Yves Provencher, directeur, Développement des affaires et de marchés chez Groupe PIT. « Nos études démontrent que différentes approches de formation des conducteurs, dont la formation en classe, en cabine ou sur simulateur, présentent toutes des avantages. Toutefois, les leçons et techniques qui y sont apprises ne peuvent durer sans un suivi des comportements qui influencent le rendement énergétique et la sécurité. Les séances de rappel et les technologies d'encadrement embarquées qui corrigent les mauvaises habitudes et renforcent les pratiques efficaces sont requises sur une base régulière pour maintenir et améliorer la performance en matière de rendement énergétique et de sécurité. »

Dans une étude sur la performance en matière de rendement énergétique, Groupe PIT a comparé 47 conducteurs témoins et 38 conducteurs d'essai sur long courrier avant et après une formation sur simulateur qui mettait l'accent sur des éléments spécifiques comprenant la vitesse, la pression de suralimentation, le freinage, l'accélération et le régime moteur. Les mesures initiales de la performance de base ont été établies sur une période de 12 mois avant la formation des conducteurs. Après la formation, les évaluations ont été effectuées après un, trois, six et neuf mois.

« Les plus importantes répercussions sur la consommation de carburant dans les opérations long courrier touchaient l'utilisation du régulateur de vitesse, l'accélération correcte et le maintien d'un régime du moteur et d'une vitesse sur route appropriés, » explique Yves Provencher. « Grâce à un suivi étroit et une bonne communication avec les conducteurs, incluant des rappels fréquents de leurs performances efficaces, les données des essais montrent que les conducteurs sur longue distance effectuant une moyenne annuelle d'environ 250 000 kilomètres sur un camion pouvaient économiser 10 000 litres de carburant par année. »

Provencher faisait aussi mention d'un essai du Groupe PIT qui illustre bien la valeur liée à l'utilisation de technologies améliorées d'économie de carburant. Dans les faits, 35 conducteurs de parcours régionaux, dont 22 utilisant des transmissions manuelles et 13 des transmissions manuelles automatisées, ont été suivis sur une période de neuf mois. Dans le présent cas, les conducteurs utilisant une transmission manuelle effectuaient des changements de vitesse dans la zone la plus efficace (soit de 1 000 à 1 400 tr/min) dans 55 % des cas alors que les conducteurs utilisant une transmission manuelle automatisée effectuaient les changements dans la zone la plus efficace dans 78 % des cas. De plus, la moyenne des tours par minute de chaque conducteur utilisant une transmission manuelle s'élevait à 1 316 comparativement à 1 240 pour les conducteurs de véhicules à transmission manuelle automatisée. Selon Yves Provencher, cela représente des économies de carburant plus élevées de 5 % pour les transmissions manuelles automatisées.

« Ce que démontre cette étude (et d'autres similaires) est que la formation n'est efficace que si elle est renforcée de nouvelles idées et structurée de manière à inclure des rappels réguliers, » soulignait encore M. Provencher. « De nombreuses compagnies font l'erreur de fournir la même formation année après année sans mettre l'accent sur les faiblesses ou ajouter de nouvelles idées pour rendre les leçons plus intéressantes et efficaces. Peu importe le type de formation et son efficacité de base, il est dans la nature humaine de revenir à ses vieilles habitudes à moins qu'on nous rappelle régulièrement ce qui fonctionne le mieux. Au bout du compte, le type de formation n'a pas autant d'importance que le suivi effectué après coup. »

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