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Le Sénat veut réduire les GES du transport

Le secteur des transports au Canada est l'un de ceux qui offrent le meilleur potentiel pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) alors que le pays s'efforce d'atteindre ses objectifs endossés aux termes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. C'est ce que conclut le Comité sénatorial de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles dans un rapport publié le 22 juin 2017.

Les GES émis par le transport - que ce soit par les véhicules à passagers ou à marchandises - représentent près du quart des émissions de GES du pays. Par l'adoption des véhicules électriques et du transport en commun, le covoiturage ou la réduction des déplacements journaliers, chaque Canadien peut contribuer directement à la réduction des émissions canadiennes. De plus, collectivement, de tels efforts aideront le Canada à prendre des mesures concrètes pour atteindre sa cible de réduction de 30 % sous les niveaux de 2005, d'ici 2030. La décarbonisation des transports au Canada est le deuxième rapport provisoire publié par le comité dans le cadre de son étude sur la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone.

 

« Les Canadiens sont au volant, c'est le cas de le dire, des efforts de réduction des gaz à effet de serre. En effet, par leurs choix, ils peuvent réellement contribuer à l'atteinte de nos cibles de réduction des émissions. Chaque fois qu'ils décident de conduire une voiture électrique, de moins utiliser leur auto, de prendre l'autobus ou de faire du covoiturage, ils aident le Canada à se rapprocher un peu plus de sa cible », de dire le sénateur Richard Neufeld, président du comité. « Toutefois, rendre le secteur du transport au Canada plus vert affectera le portefeuille de Pierre et de Jeannette, que ce soit par l'achat d'un véhicule à faibles émissions ou le paiement d'une taxe sur le carbone à la pompe. Les législateurs doivent donc s'assurer de ne pas transmettre la facture aux consommateurs et de rendre ainsi cette transition inabordable. » Voici quelques fats que le comité a soulevé dans ses travaux :
• Le Canada est l'un des 195 pays qui ont convenu de réduire leurs émissions de GES aux termes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (couramment appelée l'Accord de Paris).
• Selon les projections actuelles, le Canada émettra 742 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone par an d'ici 2030. Or, aux termes de l'Accord de Paris, ses émissions doivent être ramenées à 523 mégatonnes. Le Canada doit donc supprimer 219 mégatonnes de GES de ses émissions totales annuelles.
• Le secteur des transports du Canada représente 171 mégatonnes de GES par an.

 

Ce rapport explore des possibilités pour réduire les émissions de GES associées aux transports, au moyen de nouvelles technologies, de mesures réglementaires, de normes internationales, de carburants de remplacement, de politiques qui ciblent les changements climatiques et d'investissements dans les corridors de transport intermodal et les réseaux de transport en commun. Certaines d'entre elles nécessiteront des investissements publics et privés d'envergure. Bien qu'il faille établir un équilibre entre plusieurs considérations d'ordre politique, les solutions de transport à faibles émissions de carbone favoriseront la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Le comité s'intéresse aux cinq secteurs de l'économie canadienne qui produisent le plus de GES, soit l'électricité, le transport, le pétrole et le gaz, les bâtiments ainsi que les industries tributaires du commerce et à forte intensité d'émission, comme l'acier et le ciment. Le rapport final du comité devrait être publié cette année. Ce rapport inclura des recommandations destinées au gouvernement afin d'aider le Canada à honorer ses engagements aux termes de l'Accord de Paris d'une manière durable, abordable, efficiente, équitable et réalisable.

« Les Canadiens travaillent fort pour honorer leurs engagements aux termes de l'Accord de Paris sur les changements climatiques, et nous pouvons espérer que, grâce à certaines modifications de nos comportements, des progrès pourront être faits dans le secteur des transports. Des changements mineurs à nos déplacements et à nos modes de transport des marchandises peuvent avoir un impact considérable sur les émissions de gaz à effet de serre », de conclure le sénateur Paul J. Massicotte, vice-président du comité.

NDLR : Pour voir plus de tableaux concernant certains résultats du rapport, rendez-vous à la page Facebook de L'Écho du transport (www.facebook.com/EchoduTransport).

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