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Réduire les émissions de CO2 de 70% d’ici 2050

Dans la planification des sujets qui seront discutés lors du sommet du G20 qui se déroulera à Hambourg, en Allemagne, les 7 et 8 juillet 2017, en tant que pays hôte, l'Allemagne a demandé à deux organismes internationaux reconnus, l'Agence internationale de l'énergie (IEA - International Energy Agency) et l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA - International Renewable Energy Agency) de mettre la table pour des échanges sur des moyens de réduire les émissions de dioxydes de carbone (CO2) et ainsi contrer les effets du réchauffement climatique.

L'IRENA croit qu'il est possible de réduire les émissions de CO2 de 70% d'ici 2050 et de les éliminer complètement au cours des 10 années subséquentes. Et tout ceci pourrait se réaliser dans une perspective économique avantageuse, mais cette transition énergétique vers des solutions d'énergie à bas taux de carbone requiert des investissements importants. Le récent Dialogue sur la transition énergétique tenu à Berlin a permis de démontrer que le déploiement accéléré d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique dans les pays du G20 et ailleurs sur le globe pourrait réduire les émissions à un niveau permettant de restreindre la hausse de la température mondiale à au plus 2° Celsius pour ainsi éviter les plus sévères impacts du réchauffement climatique.

Selon les plus récents estimés de l'IEA, les émissions de CO2 reliées à l'énergie ont stagné pour une troisième année consécutive en 2016. Le nombre grandissant de centrales utilisant de l'énergie renouvelable ou du gaz naturel au lieu du charbon, les améliorations en efficacité énergétique ainsi que des changements structuraux à l'économie mondiale, sont en partie responsables de cette stagnation. L'IEA arrive aussi à la conclusion qu'il faudrait que les émissions atteignent un sommet en 2020 avant de commencer à diminuer de 70% d'ici 2050 pour atteindre les objectifs adoptés par une grande partie de la planète dans le cadre de l'Accord de Paris.

 

Compris dans un rapport intitulé Perspectives des investissements requis dans le cadre d'une transition énergétique vers des systèmes d'énergie à bas taux de carbone (Perspectives for the Energy Transition Investmennt Needs for a Low-Carbon Endergy System). L'IEA croit que pour atteindre certains objectifs climatiques, des changements majeurs à la production et la consommation d'énergie doivent se concrétiser d'ici 2050 :
• 95% de l'électricité devrait être produite à faible taux de carbone, par rapport à un tiers aujourd'hui, en faisant appel à des énergies renouvelables;
• 7 nouvelles automobiles sur 10 devraient être électriques, à comparer avec 1 sur 100 aujourd'hui;
• Les matériaux de construction devront se conformer rétroactivement à de nouvelles normes afin que l'intensité du CO2 du secteur industriel diminue de 80% sous ses niveaux actuels;
• Les carburants fossiles, plus spécifiquement le gaz naturel, seront encore nécessaires en 2050 et représenteront environ 40% de la demande énergétique, soit la moitié du niveau de 2016;
• Des Investissements de 3,5 trillions de dollars dans le secteur de l'énergie seront nécessaires annuellement d'ici 2050 pour atteindre les objectifs, soit deux fois les niveaux d'investissements d'aujourd'hui.

 

Ces investissements seront inégalement dispersés. Les investissements dans la génération d'énergie seront réorientés fondamentalement mais demeureront à leurs niveaux actuels d'ici 2050. De leur côté les investissements dans des carburants fossiles diminueront mais cette baisse sera contrée par un hausse de 150% des investissements en énergies renouvelables ainsi que des investissements accrus dans des centrales nucléaires, de systèmes de capture et de stockage de carbone et dans les grilles de transport et distribution.

Le défi est plus important pour les secteurs industriels, des transports et de la construction. En 2015, ces secteurs ont dépensé environ 220 G$ en appareils, en éclairage, en autos et camions et moteurs industriels offrant une meilleure efficacité énergétique. Ces investissements devraient être 10 fois supérieurs en 2050, y compris pour des automobiles et des véhicules lourds électriques.

« L'Accord de Paris reflétait une détermination internationale sans précédent pour agir sur le climat. Le focus doit être la décarbonisation du système mondial d'énergie. Il représente presque deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) », de dire Adnan Z. Amin, directeur général de l'IRENA. « Les pronostics économiques pour une transition énergétique n'ont jamais été meilleurs. Autour du monde aujourd'hui, des centrales à énergies renouvelables sont en construction et elles produiront de l'électricité à plus bas coûts que les énergies fossiles. Et d'ici 2050, la décarbonisation peut insuffler la croissance économique et créer de nouveaux emplois en énergies renouvelables. »

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