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Entente CDPQ Infra, la CMM et l’UPA pour le REM

CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, annonçait le 21 mars dernier un partenariat avec l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Ce partenariat permettra la création d'une fiducie foncière agricole et, à terme, d'un parc agricole métropolitain pour valoriser les activités et le territoire agricole et ainsi contribuer à limiter l'étalement urbain autour de la future station terminale Rive-Sud du Réseau électrique métropolitain (REM).

Cette initiative est une première entre un promoteur, l'UPA et la Communauté. Elle s'inscrit dans la volonté de CDPQ Infra de trouver des solutions novatrices pour répondre aux besoins exprimés lors des consultations et ainsi continuer à améliorer le projet de REM.

« Avec cette entente, nous posons les premiers jalons d'une initiative unique afin de valoriser le territoire agricole situé aux abords de la station terminale Rive-Sud. Cette initiative vise non seulement à protéger ce territoire, mais aussi à aider à limiter le phénomène de l'étalement urbain en dynamisant l'activité agricole dans ce secteur. Cette entente démontre qu'en nous associant à des partenaires de qualité, le REM est un accélérateur d'idées et d'initiatives porteuses pour le Grand Montréal. Nous continuerons de bonifier le projet jusqu'à sa mise en service », a déclaré Macky Tall, président et chef de la direction de CDPQ Infra.

« La création d'une fiducie foncière agricole, associée à l'implantation éventuelle d'un parc agricole métropolitain, est une réponse exceptionnelle à un projet d'intérêt collectif. L'an dernier nous avons exprimé nos préoccupations quant à l'urbanisation et l'étalement urbain, mais l'annonce d'aujourd'hui limite grandement cette possibilité, ce qui est une bonne nouvelle », a ajouté le président général de l'UPA, Marcel Groleau.

« L'entente d'aujourd'hui constitue une grande première pour le Grand Montréal, les producteurs agricoles de la région et la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Cette entente vise en effet à favoriser la remise en culture des terres agricoles situées à proximité de la future station terminale Rive-Sud du Réseau électrique métropolitain. La création d'une fiducie et d'un éventuel parc agricole métropolitain viendra confirmer à long terme la vocation agricole de ces terres. C'est par des initiatives comme celle-ci que nous pourrons atteindre l'objectif métropolitain d'augmenter de 6 % la superficie des terres cultivées dans la région » a affirmé le président de la CMM et maire de Montréal, monsieur Denis Coderre.

 

Principes de la fiducie foncière agricole
Dans le cadre des consultations sur le projet de REM, CDPQ Infra et l'UPA ont discuté des moyens à mettre en œuvre pour limiter l'impact potentiel de la station terminale Rive-Sud sur l'étalement urbain. Il s'agit d'une préoccupation exprimée notamment par la Ville de Brossard et l'agglomération de Longueuil. En outre, l'idée d'une fiducie agricole a été suggérée par les organismes Équiterre, Vivre en ville, le Regroupement des conseils régionaux de l'environnement du Québec et la Fondation David Suzuki. C'est sur cette base que CDPQ Infra et la direction de l'UPA ont travaillé pour en arriver à cette entente.

 

La fiducie foncière agricole, appuyée par CDPQ Infra, sera créée avec l'UPA. Suivant l'autorisation gouvernementale nécessaire à l'implantation de la station terminale Rive-Sud en territoire agricole, cette fiducie aura la responsabilité d'assurer la mise en culture des terres acquises. Cette fiducie permettra ainsi de protéger les terres acquises et de s'assurer qu'elles restent dédiées à l'agriculture à long terme. Elle sera un outil novateur de valorisation et de conservation des terres agricoles sur la Rive-Sud. La fiducie foncière pourrait aussi permettre de valoriser les boisés métropolitains situés au pourtour de la station terminale en devenant une destination récréotouristique (liens pédestres, parcours d'interprétation) accessible rapidement par le REM.

La CMM travaillera de concert avec CDPQ Infra et l'UPA pour convenir d'un plan directeur visant la mise en place d'un parc agricole métropolitain en cohérence avec le Plan métropolitain d'aménagement et de développement, dont son objectif est d'augmenter de 6% la superficie des terres cultivées.

 

De nouvelles améliorations pour répondre aux besoins exprimés
En plus de la création de la fiducie annoncée aujourd'hui, plusieurs améliorations concrètes ont été apportées au projet. Entre autres bonifications, on retrouve l'ajout de trois nouvelles stations et deux connexions au métro de Montréal, l'acquisition d'un viaduc au CN pour éviter deux édifices patrimoniaux et la fermeture de trois rues, le prolongement en tunnel du tracé pour ne pas toucher au secteur du Parc-nature des Sources et la plantation de 250 000 arbres pour compenser l'émission de GES durant les travaux. Ces améliorations témoignent de la démarche d'ingénierie en continu initiée avec ce projet, permettant de le bonifier à toutes les étapes par l'écoute et la prise en compte des besoins de la population.

 

Dans le cadre de cette démarche, différentes rencontres avec les municipalités et les sociétés de transport se sont poursuivies sur une base régulière dans les derniers mois. Ces ateliers de travail ont permis d'identifier différents constats et besoins. Afin de répondre à ces derniers, de nouvelles améliorations concrètes au projet sont proposées.

Parmi les nouveautés annoncées, l'ajout de 40 voitures à la flotte initiale du REM, pour un total de 240 voitures, constitue une amélioration importante. Cet ajout permettra d'accroître la fréquence de service de 20% en heure de pointe sur l'ensemble du réseau. Par ailleurs, on estime qu'environ 10% des usagers du REM privilégieront ce nouveau réseau au lieu de la ligne orange, favorisant ainsi son désengorgement aux heures de pointe. À titre d'exemple, la fréquence sur le tronçon principal du REM qui dessert 14 stations, allant du terminal Rive-Sud à la station Bois-Franc, passera de 3 minutes à 2 min 30 aux heures de pointe, ce qui permettra de déplacer 7 200 personnes de plus, grâce à 12 départs supplémentaires.

 

Pour assurer une meilleure intégration du REM et la fluidité des déplacements aux abords des stations, la construction de nouveaux ponts d'étagement pour les voies ferroviaires, passerelles piétonnes et voies d'accès a aussi été présentée, ainsi que le déplacement de certaines stations, de viaducs et de stationnements.
L'ensemble de ces améliorations au projet initial porte l'estimation des coûts à environ 6 milliards de dollars, plutôt que les 5,9 milliards précédemment estimés. Ces ajouts, estimés à 140 millions de dollars, permettent de mieux répondre aux constats et besoins exprimés dans le cadre des consultations menées par CDPQ Infra. Toutes ces nouvelles améliorations permettront d'offrir des bénéfices concrets aux usagers et aux communautés, sur trois volets prioritaires :
• Une augmentation de la fréquence de service;
• Une plus grande fluidité des déplacements des usagers;
• Une meilleure intégration du REM aux plans d'aménagement des villes, aux systèmes de transport existants et à l'environnement.

 

Ceux-ci illustrent bien la volonté et l'approche innovante de CDPQ Infra pour mieux répondre aux besoins des communautés et faciliter l'intégration du projet dans l'aménagement du territoire métropolitain.

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